Le titre de mon livre n’est pas convenable ! Il ne correspond pas aux valeurs de Facebook. J’ai fait cette découverte en finançant mon premier post « sponsorisé », suite à une proposition du réseau social qui me disait en substance : « cette publication est plus populaire que les autres, touchez des milliers de personnes… »
Avide de faire croître ma « communauté » en vue de faire découvrir mon oeuvre injustement méconnue, j’ai souscrit à l’offre. Et là, surprise !
« Votre publication ne répond pas au standards de la communauté, blablabla » Motif : on n’utilise pas de mots « insultants » ou « grossiers » sur Facebook.
Je présume que le mot grossier est « bâtards », largement employé à des fins d’injures en langage fleuri des quartiers et très souvent accompagné de considérations peu bienveillantes à l’égard de la profession présumée de la maman dudit interpellé.
Donc voilà, à chaque fois que j’ai essayé de booster un post comportant le titre de mon roman « La fabrique des bâtards », je me suis heurté à cet écueil.
Donc voilà, à chaque fois que j’ai essayé de booster un post comportant le titre de mon roman « La fabrique des bâtards », je me suis heurté à cet écueil.
C’est pourquoi je l’écris désormais en remplaçant les a de bâtards par des fleurs de lys. C’est fleuri, plus joli et aussi plus poli, selon les censeurs de la novlangue.
Pour lire le roman cliquez ici.

