Le premier film du Puy du Fou, Vaincre ou mourir, fait l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent. Les guerres de Vendée, c’est la tâche originelle de la République. Il ne fallait pas la révéler au monde.

Vaincre ou mourir est la cible des attaques les plus grotesques. Le film du Puy du Fou fait peur aux censeurs de la bien-pensance.

Le film Vaincre ou mourir sur l’épopée du général Charrette est l’objet culturel à abattre de ce début d’année. Il a le tort d’illustrer les heures les plus sombres de la Révolution française. Il désigne le péché originel de la République naissante.

Les Français doivent l’ignorer : c’est dans le sang des Vendéens que la République a été baptisée. C’est au feu des églises et des villages du Bas Poitou qu’elle s’est éprouvée. C’est sur les cendres des forêts de Vendée qu’elle a fait son lit.

Depuis des siècles, le martyr vendéen est tu. Il n’est pas enseigné à l’école, à peine évoqué, comme un épiphénomène, le sursaut des derniers royalistes. Et ceci en dépit des milliers d’ouvrages qui se sont penchés sur cette histoire, avec passion, mais aussi avec une grande rigueur scientifique.

Reconnaître que la République a sacrifié à son idéologie des populations entières avec une violence inouïe reviendrait à la disqualifier. Robespierre lui-même l’avait compris et exprimé face à la Convention. Ses héritiers s’acharnent à maintenir sur les charniers des Lucs-sur-Boulogne, l’Oradour-sur-Glane vendéen, un voile impudique : « Cachez ces jeunes suppliciés que je ne saurais voir ! »

Des faits historiques, rien que des faits

C’est un fait, des centaines de milliers de femmes d’enfants et de vieillards ont été massacrés, torturés et violés. Des villages entiers ont été rasés de la carte. Et ça n’était pas le fait de débordements d’une armée inexpérimentée. Des généraux de métier commandaient ces troupes. Ils étaient mandatés par la Convention, qui avait voté l’extermination des Vendéens. Ils rendaient compte à Paris de leurs exactions avec ferveur, au nom de la Liberté naissante.

Un massacre organisé

« Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes, qui, au moins pour celles-là n’enfanteront plus de Brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé, » se félicitait le général Westermann après la bataille de Savenay.

La Révolution française s’est comportée comme toutes celles qui l’ont suivies. Alexandre Soljenitsyne la considérait même comme la matrice de la roue rouge, la mère d’entre toutes. Les Soviets s’en sont inspiré, Pol-Pot l’a copiée.

Tout ceci est documenté, attesté et prouvé. Aucun historien sérieux ne le conteste. Tout juste certains argutient-il à propos du nombre de victimes, de l’interprétation des textes et de la volonté réelle des Républicains.

Soulever le tapis et révéler les souillures

Le tort de Vaincre ou mourir consiste à soulever le tapis tricolore pour dévoiler la souillure qu’il dissimule. Il le fait avec talent, en illustrant l’épopée du plus attachant des généraux des guerres de Vendée. Avec ses fêlures, ses emportements et ses doutes, Charrette est un héros moderne. Il mène au combat des paysans, des réprouvés, des hommes et des femmes modestes, plongés dans un drame absolu. Il n’a pas choisi son destin, il l’a embrassé à contre-cœur.

Charette, le panache dans l’adversité, un héros français.

Tout ceci est terriblement dangereux pour la gauche robespierriste. La révolution permanente qu’elle revendique fonde sa légitimité dans la pureté du mouvement révolutionnaire de 1789. Le « sang impur » des victimes de 1793 est une marque infâmante sur le récit agiographique du mythe fondateur.

Les voici paniqués de découvrir que le public afflue dans les salles. Ils avaient tout fait pour les en dissuader, Libé, Le Monde, Le Huff, Grand Ecran, jusqu’à Ouest-France, y sont allés de leurs antiennes. L’exorcisme n’a pas fonctionné.

Le making-of de Vaincre ou mourir.

La fin du monopole culturel woke

C’est l’autre bonne nouvelle de cette sortie cinématographique : le gauchisme est en train de perdre son monopole sur la culture. A l’issue de sa première semaine en salle, Vaincre ou mourir avait fait 100.000 entrées, avec tout juste 188 copies, quand Tirailleurs, emblème du ciné repentant n’avait atteint péniblement que 120.000 entrées, après trois semaines de critiques dithyrambiques et 970 copies.

Il faut saluer au passage le travail de l’historien Reynald Seycher, qui se bat depuis des décennies contre les révisionnistes de l’historiographie républicaine et autres hagiographes de la Révolution. Voici son intervention sur CNews, invité par Ivan Rioufol.

Le génocide vendéen, matrice des révolutions totalitaires moderne, expliqué en 20 minutes.