
Vendéen mon fils, titre de l’album Vendée 93, de Didier Barbelivien est à l’index, censuré, banni des plateformes musicales, Deezer, Spotify et Apple music ! Vendéen mon fils, mais aussi Monsieur d’Elbée, Mourir à Ancenis, La Durbelière… C’est bien simple, sur les 12 morceaux du CD édité en 1992, il n’en reste plus que 3 à écouter en ligne. Les autres sont « indisponibles dans votre pays ».

Ces morceaux racontent les guerres de Vendée, le martyr du peuple vendéen, la souffrance, l’héroïsme et le pardon. L’album avait été moqué à sa sortie, mièvre, cucul la praline, guimauvesque… mais il avait séduit les amoureux de la région au double cœur et bien au-delà. Il racontait leur histoire. C’était du Barbelivien, facile à écouter et à chanter.
Il s’est vendu du disque 1.300.000 copies ! Les mariés de Vendée, l’opus phare de la production s’est placée numéro 2 du Top 50 et y est resté 23 semaines. Didier Barbelivien racontait à propos de cette œuvre, issue d’une comédie musicale, vingt après sa sortie, pour sa réédition :
vingt ans de succès
« Vingt ans déjà, mais je n’ai rien oublié de « Vendée 93 », mon plus beau souvenir discographique. Rendez-vous compte 1.300.000 Albums vendus, 900.000 singles de « Marié de Vendée », mais bien au -delà des chiffres, je garde en mémoire la fraternité qui unissait tous chanteurs, comédiens, producteurs, musiciens, figurants, metteur en scène autour de ce projet simplement fou, qu’on m’avait évidemment déconseillé d’entreprendre ‘Sujet même considéré comme trop sensible’ m’avait on dit. Ils auraient pourtant dû nous voir… »
La folie dans les mariages de Vendée
Les mariés de Vendée est un incontournable des noces dans l’Ouest, tout comme Vendéen mon fils. On ne le trouve plus. Il faut détenir la galette originale, ornée du portrait de Barbelivien et d’Anaïs, sur fond de Puy du Fou.
J’avoue que je n’écoutais plus guère ces chansons. Mais il m’a pris, à la faveur de la préparation du mariage de ma fille, de vouloir les réentendre. Et c’est là que j’ai découvert cette étrange aberration.
Je n’hurlerai pas au complot. Il y a peut-être une raison de droits d’auteur, ou la pudeur de la part de celui qui n’assumerait plus ce coup de bravoure d’avoir sorti, en pleine commémoration du bicentenaire de la sainte révolution, un disque consacré à sa tache originelle.
J’en doute toutefois. Vive le roi, morceau de bravoure du même auteur, est libre d’accès, tout comme les trois titres consensuels de la galette.
Si Didier Barbelivien pouvait nous apporter une explication, nous lui en saurions gré. Et si quelqu’un avait une idée pour restaurer la visibilité de Vendéen mon fils sur les plateformes, je suis à son écoute.
