
La NUPES n’aime pas le rugby. Ou elle n’aime pas sa Coupe du Monde. Ou alors, oui, mais pas comme ça… Peut-être que c’est juste la France qui les rend malades. Difficile de savoir. En tout cas, elle joue contre son camp.
Ça a commencé par des élucubrations nupesques contre Bastien Chalureau, sélectionné de dernière minute dans le Quinze de France pour la Coupe du Monde de rugby : classique, mais on ne l’avait pas vu venir. Le joueur de Perpignan, accusé de racisme après une bagarre de fin de soirée, a dû se soumettre à une séance d’autocritique digne des pires heures de la révolution culturelle. Triste mais judicieuse stratégie pour calmer les néo-maos en furie.
Puis on a eu droit à d’improbables saillies des mêmes cryptos bolchéviques névrosés à propos du clip d’annonce de la sélection française, « pétainiste », « raciste », « bien blanche, bien jambon »… Surpris, j’en ai renversé mon verre de rouge.
On aurait pu s’attendre à une trêve des confiseurs, après le coup d’envoi, eh bien non. Jamais en panne d’idées, les mêmes n’ont rien trouvé de mieux que de s’emballer contre la cérémonie d’ouverture, trop franchouillarde, voire France Rance, donc limite raciste et toujours pétainiste… Certes, le poulet avait la tête d’un cagoulin sorti d’un bus de division régionale lâché sur une aire d’autoroute et je n’ai pas bien compris ce que Jean-Miche avait contre lui, mais de là à cracher dans la garbure landaise. Surtout, ça ressemblait agréablement à cette France des sous-préfecture ou prospère Ovalie.
Le haka, trop viril (iste)
Pour qu’il ne manque rien à ce festival de lancer de pizzas, la Sandrine Rousseau n’a pas oublié de trouver le haka trop viriliste. C’est vrai que, quitte à sortir une cuiller en bois, qu’ils ne risquent pas de remporter, les Blacks, sauf leur respect, auraient aussi pu nous gratifier du costume traditionnel maori à base de jupette en raphia.
Je pensais la coupe Web Ellis pleine et voici que je tombe sur un post de France Culture qui nous explique une évidence : la Coupe du Monde ne serait pas planétaire, puisque seulement 20 équipes sont sélectionnées, dont 12 quasiment d’office… Eh bien oui ! On aurait pu faire un tirage au sort parmi les moins bons pour désigner le quinze qui irait se faire marcher dessus par la black army. Allez, au hasard, le Vatican, par exemple.
Rendez-vous un dimanche à quinze heures
Il reste encore quelques semaines à nos censeurs pour enrichir le débat de nouvelles saillies bien senties, avec point Godwin sur canapé rouge. Peut-être y avait-il un atelier rugby-bashing aux universités d’été de LFI.
Avant de pousser plus avant leur combat contre « l’iconographie franchouillarde » (SIC), les Fouquier Tinville de bazar seraient bien inspirés de passer un dimanche à quinze heures dans les gradins d’un stade d’Aquitaine, pour en prendre la température. Sous les bérets se cachent bien souvent d’anciens électeurs rad’soc, ou communistes, de père en fils, dont les petits-fils ne comprennent plus bien ce que racontent les successeurs de Jean Jaurès.
A force de manipuler des concepts fumeux, le camp du bien auto-proclamé a perdu ses repères géographiques, en même temps que ses fondamentaux. Les analystes politiques l’avaient théorisé : ils se sont choisi un nouvel électorat, urbain, différent, diversifié, enrichi. Leurs cocus n’y croient pas encore : ça fait toujours mal de se faire larguer.
Désormais, ça se voit comme les fautes d’orthographe au milieu d’un tweet de Louis Boyard. Et, croyez-moi, le vent fait tourner les urnes mieux que le coq rouillé au-dessus du clocher. Ceux-là même qui se sont gaussés de la photo d’une blonde au volant d’une coccinelle de baba des 70’s sont en train de lui tisser un tapis rouge qui mène droit à l’Élysée.

nices!! Les échangés, un thriller politique impitoyable
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wow!! 109Les échangés, un thriller politique impitoyable
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